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SESSION EXTRAORDINAIRE : LES DÉPUTÉS FACE À PLUSIEURS DOSSIERS SENSIBLES

L’Assemblée nationale ouvre, ce lundi 10 août 2026, sa première session extraordinaire de l’année. Les députés auront à examiner plusieurs textes et dossiers à forts enjeux institutionnels, financiers et de gouvernance publique.

Parmi les principales questions inscrites à l’ordre du jour figure une proposition de modification de l’article 37 de la Constitution, notamment consacré à la déclaration de patrimoine du président de la République. L’examen de ce texte devrait susciter des échanges importants au sein de l’hémicycle, au regard de ses implications en matière de transparence et de responsabilité des plus hautes autorités de l’État.

Les parlementaires devront également se pencher sur l’encadrement des crédits spéciaux et des fonds secrets. Un sujet particulièrement sensible dans le contexte actuel, marqué par la volonté de renforcer la traçabilité et le contrôle de l’utilisation des ressources publiques.

Cette session extraordinaire sera aussi consacrée à la mise en place de plusieurs commissions d’enquête parlementaires sur des dossiers qui suscitent un intérêt particulier dans l’opinion.

La gestion du foncier figure notamment parmi les sujets retenus. Les cessions d’immeubles appartenant à l’État devraient également faire l’objet d’investigations afin de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles certaines opérations ont été réalisées.

Autre dossier au programme : le projet « Un étudiant, un ordinateur ». Les députés devront examiner les conditions de mise en œuvre de cette initiative, son fonctionnement ainsi que l’utilisation des ressources qui lui ont été consacrées.

Au-delà de l’examen des textes, les travaux des commissions d’enquête seront particulièrement scrutés. Leurs conclusions pourraient apporter des éclaircissements sur plusieurs dossiers qui alimentent le débat public et contribuer à établir d’éventuelles responsabilités.

Avec cette première session extraordinaire de 2026, l’Assemblée nationale entend ainsi renforcer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale et de suivi de la gestion des ressources publiques, dans un contexte où la transparence et la reddition des comptes occupent une place centrale dans la vie publique sénégalaise.

 

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